Avortement/IVG

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Avortement/IVG2021-09-17T11:58:45+00:00

Etre libre de choisir de poursuivre une grossesse ou non est un droit fondamental des femmes.
En Belgique, depuis 1991, l’avortement est légal s’il est pratiqué sous certaines conditions. Cet acquis est pourtant régulièrement remis en question par des mouvements conservateurs qui fleurissent un peu partout en Belgique, en Europe et dans le monde. Interdire les interruptions volontaires de grossesse (IVG) n’en diminuera pas le nombre, loin de là ! L’unique effet d’une telle décision serait l’augmentation du nombre d’avortements clandestins aux conséquences sur la santé des femmes, plus lourdes que les avortements médicalisés.

Un droit, mon choix !

L’avortement est partiellement dépénalisé en Belgique depuis 1990. Toute femme « se trouvant en état de détresse » reconnu par le médecin peut légalement avorter pendant les 12 premières semaines de sa grossesse. L’IVG peut être pratiquée en centre de planning familial ou à l’hôpital. En centre de planning familial l’IVG est remboursée dans sa quasi-totalité pour les femmes en ordre de mutuelle. En hôpital, par contre, l’intervention peut coûter plus cher, par exemple en cas d’anesthésie générale qui nécessite souvent une nuit d’hospitalisation.

En centre de planning familial, les femmes disposent d’un accompagnement pluridisciplinaire.

Où trouver les Centres de Planning familial pratiquant l’IVG ?

Tous les Centres de Planning familial en Belgique peuvent vous accueillir si vous êtes confrontée à une grossesse non désirée. Rendez-vous sur le site internet www.loveattitude.be pour les coordonnées de tous les Centres de Planning familial situés à Bruxelles et en Wallonie.

9 Centres de Planning familial des FPS pratiquent l’IVG en Wallonie : https://www.planningsfps.be/nos-dossiers-thematiques/dossier-interruption-de-grossesse-ivg/

Le corps des femmes leur appartient. C’est à elles seules de décider si elles souhaitent mener une grossesse à terme ou pas. Si elles veulent recourir à l’avortement, elles y recourront, que cela soit légal ou pas. Légaliser l’IVG leur permet de bénéficier de soins de santé de qualité et de réduire les infections, hémorragies et autres blessures utérines liées aux pratiques abortives clandestines.

Le combat n’est pas terminé ! L’IVG n’est pas dépénalisée partout dans le monde, ne fut-ce que partiellement. A Malte, à Chypre et en Pologne, l’IVG est illégale sauf en cas de viol ou d’anomalie chez le fœtus. En Belgique aussi, les détracteurs de l’avortement se multiplient dans l’espace public et politique. Ils présentent une réelle menace pour le droit des femmes à disposer de leur corps.

Pour savoir comment se passe un avortement, rendez-vous sur le site de Fédération des Centres de Planning familial des FPS : www.planningsfps.be

Pour une information claire, pratique et fiable sur l’avortement: www.jeveuxavorter.be
Liste des Centres de planning familial des FPS qui pratiquent les IVG : http://www.planningsfps.be/CPF/contacter/Pages/default.aspx

Les FPS militent pour le libre choix en ce qui concerne la décision d’avorter. Pour que ce choix soit libre, ils est fondamental que les femmes puissent disposer de leur corps sans la moindre contrainte patriarcale, familiale, sociale, économique et morale.

Suppression des sanctions pénales à l’égard des femmes et des médecins qui ne respecteraient pas les conditions imposées par la loi.
La loi du 15 octobre 2018 sort l’IVG du Code pénal mais maintient des sanctions pénales, tant à l’égard des femmes que des médecins qui ne respecteraient pas les conditions imposées par la loi. Le maintien de ces sanctions n’encourage aucunement la sortie d’un schéma de culpabilisation des femmes qui souhaitent exercer leur droit à interrompre leur grossesse en tout sérénité, sans pression sociale et sans stigmatisation. L’IVG est une question de santé publique et doit être considérée comme telle.

Suppression l’obligation du délai de réflexion de 6 jours.

Allongement du délai légal de 12 à 18 semaines, en tenant compte des réalités pratiques des Centres de Planning familial.

Nous réclamons l’intégration de la formation à l’avortement dans les enseignements de base de médecine générale et de gynécologie de toutes les Universités. Nous voulons promouvoir le développement de la fibre sociale des médecins pour assurer leur présence dans les centres de planning comme dans les maisons médicales ainsi qu’une expertise sociale de la relation entretenue avec la patiente désireuse d’interrompre sa grossesse.

Nous refusons tout statut juridique pour le foetus. Un embryon ou un fœtus ne doivent pas être assimilés à un enfant. Ce positionnement est une attaque indirecte au droit à l’avortement.

Nous soulignons aussi l’importance de l’éducation des jeunes à la vie affective et sexuelle (EVRAS). Il est important de lutter contre les grossesses non désirées en informant mieux les personnes sur les moyens de contraception et l’IVG.