Violences sexuelles

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Violences sexuelles 2017-02-10T11:47:48+00:00

Chaque jour en Belgique, quatre femmes portent plainte pour viol. Ce chiffre aberrant ne reflète pourtant qu’une infime partie du phénomène. Selon certaines estimations, 9 viols sur 10 ne seraient jamais dénoncés. Outre le viol, les femmes sont quotidiennement exposées à une multitude d’autres formes de violences sexuelles telles que le harcèlement verbal, l’exploitation sexuelle, les mutilations génitales,… 36% des femmes belges auraient subi une forme de violence physique ou sexuelle après leur 15e anniversaire. Toutes ces violences ont des conséquences sur les victimes, tant au niveau physique que psychologique. Bien souvent, les victimes n’osent pas en parler, par peur ou par sentiment de culpabilité. Il est primordial de rompre le silence qui entoure encore à ce jour les violences sexuelles pour permettre aux victimes de se reconstruire.

Violences sexuelles au pluriel

Les violences sexuelles sont définies comme étant « tout acte lié à la sexualité, réalisé sans le consentement de la personne ». C’est également le cas quand la personne n’est pas capable de dire « non » parce qu’elle est ivre, droguée, endormie ou qu’elle n’a pas les capacités mentales pour le faire.
La pénétration forcée, le harcèlement verbal, l’exploitation sexuelle, les mutilations génitales féminines, l’obligation de se dénuder, le mariage forcé, les gestes « déplacés », etc. Tous ces actes sont des violences sexuelles et sont donc punis par la loi.

Chacune et chacun (oui, les hommes aussi) peut y être confronté-e à un moment de sa vie.
Pour plus d’informations concernant les violences sexuelles, cliquez ici : www.infoviolencessexuelles.be

Le viol

Le viol est un type de violence sexuelle. Il se définit comme « toute pénétration (vaginale, anale ou buccale) commise par violence, contrainte, menace ou surprise » (article 375 du Code pénal). Cet acte peut aussi bien être réalisé avec une partie du corps (sexe, doigt,…) qu’avec un objet.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la majorité des viols ne sont pas perpétrés dans des rues sombres par des inconnus masqués. En réalité, 80% des viols sont perpétrés par des proches de la victime.

Selon une enquête récente, une femme sur quatre aurait eu une relation sexuelle forcée avec un conjoint, au moins une fois dans sa vie. Ce chiffre est affolant. Beaucoup considèrent encore que la relation sexuelle est un « devoir conjugal ». Ce n’est plus vrai ! Toute pénétration forcée est un viol, peu importe le lien qui unit l’agresseur à sa victime. On parle dès lors de « viol conjugal ».

En cas de viol, il n’est pas rare d’entendre des phrases comme « Oui, mais tu l’as un peu cherché quand même, tu étais aguicheuse, il fallait t’y attendre ». Du coup, une victime de violence sexuelle se sent souvent coupable alors qu’elle ne le devrait pas ! Le viol ne résulte JAMAIS de la responsabilité de la victime !

Dissociation traumatique

Lors d’un viol, le corps de la victime produit des hormones de stress (adrénaline et cortisol) en quantité énorme. Cela comporte des risques pour le cœur de la victime. Pour éviter cela, le cerveau agit instinctivement et provoque une « disjonction », qu’on appelle dissociation traumatique. La victime se sent alors « déconnectée » et assiste de façon passive à l’événement, comme s’il n’était pas réel. C’est pour cela que certaines victimes de viol ont l’air très calmes et détachées. Cela peut être déstabilisant pour les personnes qui les entourent (témoins, personnes à qui elles se seraient confiées, ou services de police si elles déposent plainte), et cela rend très difficile la détection de ces situations.
Les femmes ne doivent jamais penser qu’elles n’ont pas assez résisté à leur violeur et personne ne peut leur en faire le reproche. Parfois, notre corps domine instinctivement notre esprit pour nous protéger.