Avortement

Avortement 2017-02-10T11:11:58+00:00

Etre libre de choisir de poursuivre une grossesse ou non est un droit fondamental des femmes. En Belgique, depuis près de 30 ans, l’avortement est légal s’il est pratiqué sous certaines conditions. Cet acquis est pourtant régulièrement remis en question par des mouvements conservateurs qui fleurissent un peu partout en Belgique, en Europe et dans le monde. Interdire les interruptions volontaires de grossesse (IVG) n’en diminuera pas le nombre, loin de là ! L’unique effet d’une telle décision serait l’augmentation du nombre d’avortements clandestins aux conséquences sur la santé des femmes, plus lourdes que les avortements médicalisés.

Un droit, mon choix

L’avortement est partiellement dépénalisé en Belgique depuis 1990. Toute femme « se trouvant en état de détresse » reconnu par le médecin peut légalement avorter pendant les 12 premières semaines de sa grossesse. L’IVG peut être pratiquée en centre de planning familial ou à l’hôpital. En centre de planning familial l’IVG est remboursée dans sa quasi-totalité pour les femmes en ordre de mutuelle. En hôpital, par contre, l’intervention peut coûter plus cher, par exemple en cas d’anesthésie générale qui nécessite souvent une nuit d’hospitalisation. Cependant, le prix ne doit jamais être un frein. Il est dès lors important que la patiente en parle avec le/la professionnel-le qui le/la recevra. En centre de planning familial, les femmes disposent d’un accompagnement pluridisciplinaire.

Le corps des femmes leur appartient. C’est à elles seules de décider si elles souhaitent mener une grossesse à terme ou pas. Si elles veulent recourir à l’avortement, elles y recourront, que cela soit légal ou pas. Légaliser l’IVG leur permet de bénéficier de soins de santé de qualité et de réduire les infections, hémorragies et autres blessures utérines liées aux pratiques abortives clandestines.

Le combat n’est pas terminé ! L’IVG n’est pas dépénalisée partout dans le monde, ne fut-ce que partiellement. A Malte, à Chypre et en Pologne, l’IVG est illégale sauf en cas de viol ou d’anomalie chez le fœtus. En Irlande, l’IVG n’est autorisée que si la vie de la mère est en danger. En Espagne, le législateur a récemment fait machine arrière en interdisant l’avortement aux mineures sans consentement parental. En Belgique aussi, les détracteurs de l’avortement se multiplient dans l’espace public et politique. Ils présentent une réelle menace pour le droit des femmes à disposer de leur corps.