Parité 2017-02-10T10:54:53+00:00

N’est-il pas logique que les hommes et les femmes puissent participer de manière égale aux débats et aux prises de décision politiques, sociales ou économiques ? C’est ce que l’on appelle la parité. Depuis 2011 , la législation belge fixe un quota afin de garantir la présence de femmes dans les conseils d’administration et les comités de direction des entreprises publiques et des sociétés cotées en bourse. Malgré cela, la gent masculine domine toujours les instances décisionnelles. Alors à quand une véritable parité entre les deux sexes au sommet de la hiérarchie ?

Que dit la loi ?

En Belgique, différentes législations promeuvent une participation (plus ou moins) équilibrée des hommes et des femmes à la vie politique. Par exemple, la parité (50-50) doit être respectée sur les listes électorales. Dans les sociétés cotées et les entreprises publiques, un tiers au moins des membres du conseil d’administration doit être de sexe différent des autres membres du conseil. Cette obligation s’applique également au sein des organes consultatifs. Suite à l’adoption de la loi, le taux de présence de femmes dans les conseils d’administration des entreprises du BEL20 (20 plus grandes entreprises cotées) est passé de 11% à près de 20% en 2013. Globalement, la représentation des femmes au sein des conseils d’administration a progressé ces dernières années. Mais nous sommes encore loin de l’objectif légal qui s’élève à un tiers.

Les 1ers effets de la loi sont publiés dans une étude réalisée par l’Institut pour l’égalité entre des femmes et des hommes http://igvm-iefh.belgium.be/fr/activites/emploi/plafond_de_verre/legislation

Baromètre de la parité

En 2012, les FPS ont réalisé une enquête afin de faire le point sur la parité hommes/femmes dans les organes consultatifs belges. Rappelons qu’un organe consultatif est une instance qui donne des avis aux pouvoirs publics.

Sans surprise, les membres masculins sont majoritaires dans la quasi-totalité des secteurs (santé, culture, emploi & sécurité sociale). À noter que près de la moitié des organes consultatifs du secteur culturel ne respectent pas la législation et compte moins de 30% de femmes ! Dans le secteur de l’emploi et de la sécurité sociale, 1 organe sur 3 ne respecte pas non plus les quotas légaux.

Dans le domaine de l’égalité des chances en revanche, la tendance s’inverse. La moitié des organes d’avis de ce secteur comptent moins de 30% d’hommes…

Il est intéressant de remarquer que, parmi les organes consultatifs pour lequel les femmes sont surreprésentées, on retrouve le Conseil du Théâtre pour l’Enfance et la Jeunesse ou le Comité concernant les titres-services. Les femmes sont toujours associées à des domaines considérés comme « féminins », même dans les plus hautes instances.

Si ce sujet vous intéresse, vous pouvez consulter l’intégralité de notre étude : Analyse2012-Barometre-parite