Genre & stéréotypes

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Genre & stéréotypes 2017-02-10T10:48:22+00:00

Si la notion de « sexe » fait référence aux différences biologiques indiscutables entre les hommes et les femmes, le concept de « genre » renvoie quant à lui aux rôles sociaux attribués aux individus en fonction de leur sexe. Les caractéristiques dites « féminines » ou « masculines » ne sont pas innées mais font l’objet d’une construction sociale et culturelle.

On constate aussi que cette différenciation des rôles sociaux entre hommes et femmes est doublée d’une hiérarchisation : dans beaucoup de sociétés, tout ce qui relève du masculin est connoté plus positivement que ce qui relève du féminin. Ce système genré inégalitaire a aussi des répercussions dans le porte-monnaie des individus et tend à discriminer les femmes sur le plan économique.

Les stéréotypes

Les femmes ne sont pas « naturellement » fragiles ou sentimentales, tout comme les hommes ne sont pas « naturellement »  endurants ou bons en mathématiques. Ce sont des stéréotypes de genre. De la même manière, nous ne pensons  pas que le monde se porterait mieux si les femmes détenaient le pouvoir. Les femmes ne sont en effet pas « naturellement meilleures » que leurs homologues masculins.

Toutes ces caractéristiques soit-disant « innées » sont en réalité des construits sociaux véhiculés tout au long de notre vie par les médias, l’enseignement, la sphère familiale, etc.

Chaque  société produit un discours sur ce qu’est/doit être un homme et ce qu’est/doit être une femme.  Dans notre culture occidentale par exemple, comme dans beaucoup d’autres sociétés, la femme s’occupe des enfants et du ménage tandis que l’homme est responsable des rentrées financières de sa famille.

Impacts socio-économiques sur les femmes

Cette répartition des rôles entre les hommes et les femmes impacte la vie socio-économique des individus. Puisque, dans nos sociétés, les femmes sont supposées détenir l’instinct maternel et la fibre sociale, elles réalisent généralement des activités de soins –aux salaires plus faibles – et prennent davantage de congés parentaux que leurs compagnons. Les hommes quant à eux, soi-disant motivés intrinsèquement par l’argent et le pouvoir, briguent des fonctions plus rémunératrices.

Ancrée dans notre culture et notre éducation, cette discrimination économique demeure tolérée au sein de notre société. Le sexe de chacun ne devrait pourtant pas être à la base du calcul de la rémunération ou de la pension ! C’est pour cette raison que les FPS prônent l’intégration du mainstreaming de genre dans les décisions politiques belges.

Approche intégrée de l’égalité (Gender mainstreaming)

Le mainstreaming de genre est un outil qui permet d’analyser les politiques et d’anticiper leur impact sur les inégalités entre hommes et femmes.

Depuis 2007, la Belgique s’est dotée d’une loi supposée « garantir l’intégration structurelle de la dimension de genre dans les politiques du Gouvernement ». Dix années plus tard, et malgré quelques avancées, peu de changements ont été constatés. La réforme des pensions, par exemple, touchera plus les femmes que les hommes.