Stop TTIP

Stop TTIP 2017-02-10T11:25:43+00:00

Le TTIP et le CETA sont deux traités commerciaux dont le but est de faciliter la libre circulation des marchandises, entre l’Union européenne et les États-Unis pour le premier, et entre l’Union européenne et le Canada pour le second. Sous cette noble promesse d’ouverture des marchés et de création d’emplois se cache une bien triste réalité. Négociés en huis clos POUR et AVEC les multinationales, ces projets de traités sont porteurs de précarité et menacent nos valeurs de mixité et de solidarité. Devinez qui seront les premières victimes de ces politiques commerciales ? Les femmes, bien sûr !

TTIP-CETA : qu’est-ce que c’est ?

TTIP et CETA, deux acronymes pour un objectif finalement identique : supprimer les barrières commerciales entre les deux rives de l’Atlantique afin de créer un gigantesque marché de plus de 850 millions de consommateurs. Pour arriver à leur fin, ces deux traités proposent de supprimer les droits de douane entre l’Europe et le Nouveau Continent et de s’attaquer aux normes sanitaires, sociales et environnementales.

Consommatrices et consommateurs en danger

Actuellement, l’Union européenne, le Canada et les États-Unis ne disposent pas des mêmes règles commerciales en matière d’hygiène, de sécurité ou d’environnement. Le problème est que le TTIP et le CETA souhaitent harmoniser ces normes de régulation par le bas, c’est-à-dire, choisir la règle qui nuit le moins aux multinationales.

Prenons un exemple célèbre. Aux États-Unis, il est permis de désinfecter les poulets dans un mélange contenant notamment de l’eau de javel. Jusqu’à présent, la commercialisation de cette viande est interdite dans l’Union européenne. Qu’en sera-t-il si le TTIP est ratifié ?

Il en est de même pour le secteur social. En Belgique, toute femme a droit à 15 semaines de congé de maternité. Chez nos voisins américains, cette période n’est pas obligatoire (et ne parlons même pas du congé de paternité !). Selon vous, quelle législation sociale sera donc choisie à terme afin de booster l’économie ?

Le CETA et le TTIP mettent aussi en danger l’accès aux soins de santé en encourageant la privatisation des assurances de santé et des services sociaux (crèches, garderies, maisons de retraite,…). Les femmes seront les premières à devoir quitter leur emploi pour prendre le relais de ces services publics désormais privatisés. Cela affectera leur autonomie financière et les cloisonnera au travail domestique.

Multinationales/démocratie : 1-0

Il est également reproché à ces accords transatlantiques d’être menés dans la plus grande confidentialité entre quelques négociateurs et lobbyistes. Les parlementaires européens, élus, n’ont donc aucun contrôle possible sur leur contenu. Si ces traités sont ratifiés, cela signifierait l’abandon de la souveraineté des États au profit d’un pouvoir accru des multinationales. Le TTIP promet également la création d’un tribunal international privé qui règlerait les litiges entre les entreprises et les États. Nos tribunaux classiques seraient donc privés de pouvoir de décision.

Il n’est pas trop tard : (ré)agissez !

Le TTIP et le CETA auront des conséquences considérables sur les valeurs que nous défendons en tant que mouvement féministe et de gauche : l’égalité – en particulier entre les femmes et les hommes – , la promotion de la santé, la mixité, la solidarité, la laïcité, la liberté, la citoyenneté.

Le CETA a été signé le 30 octobre 2016, mais doit encore faire l’objet d’une validation par les parlements européens et canadiens ainsi que d’une ratification des pays membres. Les négociations concernant le TTIP, quant à elles, ont été suspendues en raison des élections américaines. Elles devraient reprendre d’ici peu. Il n’est donc pas trop tard pour agir ! Commencez par signer la pétition. Rendez-vous sur ce site : https://stop-ttip.org/fr/ Vous serez aussi informé de l’évolution de ces accords et de son opposition.

Vous trouverez aussi des informations auprès du Groupe de Résistance au TTIP : 0498-765.038 – resistancettip@gmail.com et aussi via le groupe www.facebook.com/PourEcrireLaLiberte