Temps partiel 

Le temps partiel se conjugue souvent au féminin...

Le temps partiel est parfois un vrai choix, parfois une solution par défaut parce que l’on n’a pas d’autre choix. Pour cette raison, et parce qu’il est source de précarité, les FPS se mobilisent.
Les premières victimes du travail précaire sont évidemment les travailleurs les moins armés : ceux qui sont le moins qualifiés, ceux qui sont le plus discriminés dans la société, et bien sûr ceux à qui la coutume attribue des tâches extra-professionnelles difficilement compatibles avec un emploi de qualité. Dans les deux premières catégories, on retrouve se retrouve majoritairement des femmes. Dans la troisième, il n’y a que des femmes.


Parmi ceux qui disent travailler à temps partiel parce qu’ils n’ont pas trouvé d’emploi à temps plein, 76% sont des femmes. Et parmi ceux qui disent que c’est pour s’occuper de leurs enfants, 3% sont des hommes. Un certain nombre de femmes croient donc voir dans la réduction de leurs horaires – et de leur salaire – une solution à leurs difficultés d’organisation familiale, alors que cela n’effleure que très peu d’hommes.

43% des femmes salariées travaillent à temps partiel ! On approche de la moitié… Face à ce genre de statistiques, peut-on encore décemment soutenir la thèse du « choix de vie » ? ou encore des « convenances personnelles » ? Il s’agit donc bien d’une discrimination de genre, et d’une discrimination criante – mais dont les cris ne semblent réveiller personne…

Plus de justice sociale
Les femmes ne constituent que 15% de l'ensemble des pré-pensionnés. Et cela pour différentes raisons: elles sont souvent exclues des secteurs dans lesquels cet avantage social est offert à cet âge (entre 55 et 59 ans) le taux d'emploi féminin est de 30,8% contre 53,4% des hommes (les hommes en pré-pension, les femmes au chômage) et elles ne comptabilisent pas les 20 années de travail nécessaires pour obtenir la prépension (elles interrompent leur carrière ou recourent au temps partiel pour assurer les contraintes familiales).

85% des travailleurs à temps partiel sont des femmes. Les récentes mesures modifiant l'AGR (Allocation de Garantie de Revenu) octroyée par l'Onem, en complément de salaire, sont désavantageuses: plus on travaille, plus le complément est élevé entre l'ancien et le nouveau système, les pertes peuvent se monter à 200€

Si on prend l’ensemble des personnes bénéficiant d’une pension (salariés, indépendants et fonctionnaires), la moyenne versée chaque mois aux hommes était, au 1er janvier 2004, de 1038 € contre 780 € pour les femmes.

Les fps revendiquent une meilleure prise en compte des obligations de genre qui handicapent les femmes sur le marché du travail !

A votre service
Les allocations de garantie de revenus sur le site de l'ONEM
En savoir plus
La brochure "femmes et temps partiel"
Notre étude "Travail rémunéré, travail gratuit : une question de genre"