Mères porteuses: un débat de société 

Actuellement, en Belgique, la pratique des mères porteuses n’est ni réglementée ni interdite. L’affaire de la petite Donna vendue au plus offrant avait soulevé de vifs débats et mis en lumière ce vide juridique. Même si elle n’est pas juridiquement organisée, on dénombre une cinquantaine de cas pratiqués chaque année dans des centres de procréation assistée en Belgique.

 

Qu’en est-il des autres pays ? 
Interdite en France, elle est prohibée partiellement en Allemagne, en Suisse et en Autriche. Elle est par contre légalisée en Grande-Bretagne, aux Pays-Bas. Et, dans certains Etats autorisant cette pratique aux Etats-Unis, il existe des agences spécialisées dans le recrutement de mères porteuses « idéales » !

 

Instrumentalisation du corps des femmes ou liberté de procréer ?
Faut-il céder à la tentation de légiférer ou l’interdire purement et simplement ? Condamner la gestation pour autrui à la clandestinité engendrerait-il la création d’un « tourisme procréatif » ?  Entre ces deux extrêmes, une tolérance réglementée constituerait-elle une voie médiane ?

 

En savoir plus
Aspects juridiques de la gestation pour autrui par Nicole Gallus, avocate, spécialiste en droit de la famille
Les mères porteuses : avancée sociale ou piège idéologique ? par Yvon Englert, chef du service de gynéco-obstétrique à l’Hôpital Erasme (ULB)
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