Mariage/divorce
Mariage: pour le meilleur en évitant le pire ?
La vie familiale exige souvent des femmes des concessions d'ordre professionnel, tant pour des questions de facilité dans la gestion quotidienne des tâches familiales que pour des raisons financières (tarifs élevés des places d'accueil, trajets professionnels coûteux...) Mais l'adage bien connu qui dit que "lorsqu'on aime, on ne compte pas" peut parfois s'avérer difficile à assumer, en cas de rupture de la vie commune.
C'est un fait que la vie commune (surtout avec l'arrivée des enfants) tend à creuser les inégalités socio-économiques entre 2 personnes qui, au départ, avaient probablement une situation plus autonome. Et c'est trop souvent les femmes qui voient leur situation s'appauvrir lorsqu'elles prennent un mi-temps ou une pause carrière pour s'occuper de l'éducation des enfants.
Les concessions des femmes pour s'occuper seules, au détriment de leur revenus professionnels, des responsabilités parentales (qui auraient dû être assumées par les deux parents) seront-elles suffisamment prises en compte en cas de divorce ou de séparation? Nous pensons ici à la fixation du montant et de la durée de la pension alimentaire.
Les fps sont vigilantes quant à la prise en considération de cet aspect de la vie commune, en cas de séparation ou divorce des conjoints.
Nous revendiquons dès lors qu’une réflexion soit menée pour élaborer des mécanismes qui permettraient de prévenir cet appauvrissement des femmes durant le mariage, ainsi que l'instauration d'une procédure qui pourrait le compenser en cas de rupture de la vie commune.