Accueil des enfants & enseignement 

L'accueil des enfants
En Communauté française, seulement 1 enfant sur 4 (1 sur 3 en Flandre) est accueilli en crèche.
Très souvent, pour combiner travail et famille, on bricole des solutions: en sortant du bureau, on court de grand-mère en voisine de palier, on confie sa progéniture à une jeune baby-sitter inexpérimentée. Pas la peine de se creuser la tête sur les raisons, on n’a généralement pas le choix. Parce que la crèche la plus proche est hors de prix, parce que la garderie ferme à 14h le mercredi, parce que mamy et papy ne sont pas disponibles 24h/24.


Cette situation est intenable et constitue un frein à la construction d’une société égalitaire. En effet, cette pénurie incite les femmes à abandonner partiellement ou complètement leur emploi.
L’accueil des enfants ne relève-t-il pas aussi de la responsabilité des pouvoirs publics, des employeurs ? C'est notre point de vue. L’accueil des enfants, c’est l’affaire de chacun et de chacune d’entre nous. Il doit être de qualité, en quantité suffisante, strictement règlementé, accessible à tous car ces enfants, nos enfants, constituent l’avenir de notre société.

 

L’enseignement et la formation, moteurs d’égalité
La ségrégation des filières et des diplômes est loin d’avoir disparu de notre enseignement et de notre marché de l’emploi. Contrairement à ce qu’on avait pu croire, cette situation ne se résoudra pas d’elle-même par un simple et hypothétique « changement de mentalité ». Les enjeux socioéconomiques, les pesanteurs culturelles et les rapports de domination entre les sexes sont tels que, sans une politique très volontaire, l’injustice sociale qui en découle se perpétuera indéfiniment.

L’école a un rôle primordial à jouer dans ce combat démocratique
C’est pourquoi les FPS sont membres d’une plate-forme enseignement réunissant de nombreuses associations et instances diverses de la société civile, sous l’égide du CFFB. Cette plate-forme s’est donné pour tâche de promouvoir l’égalité des filles et des garçons, des femmes et des hommes dans tout le secteur de l’enseignement et de la formation.
Nous insistons sur un point particulier : la formation des enseignants à la question du genre et de la reproduction des rôles sociaux des filles et des garçons que le système éducatif, à l’instar de la société dans son ensemble, perpétue. Une des missions de l’école en Communauté française est pourtant d’ « assurer à tous les élèves des chances égales d’émancipation sociale ».

La majorité des hautes écoles pédagogiques ne mettent pas en œuvre leur obligation décrétale de sensibiliser les futurs enseignants à cette question au cours de leur formation initiale = ce grave recul ne peut avoir que des conséquences néfastes sur l’égalité des sexes et démontre une réelle absence de volonté politique de voir changer les choses.

Savoirs sexistes
Les violences physiques et verbales des garçons envers les filles à l’école sont monnaie courante. Si les violences sexuelles graves sont réprouvées, il n’en va pas de même pour les vexations sexistes. Contrairement aux injures racistes massivement condamnées, les propos sexiste sont le plus souvent tolérés et donc ignorés : les remarques sexistes qui s’expriment sous couvert de l’humour ne font que confirmer la dévalorisation des filles. Les stéréotypes de sexe continuent d’alimenter les manuels scolaires et les syllabus. Qui s’étonnera alors de ce que la contribution des femmes à l’histoire, à la littérature reste encore largement invisible et l’image masculine des sciences si peu contestée.

 

 

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L’enseignement en Communauté française
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Rapport dela commission enseignement: Egalité Filles/garçons, hommes/femmes dans le système éducatif