La clause de l'européenne la plus favorisée 

Pourquoi ? comment ?

 

 

« Notre objectif, je l’appellerai la Clause de la citoyenne la plus favorisée. Chaque citoyenne devra bénéficier du statut le plus progressiste, le plus juste, le plus féministe en vigueur dans un pays membre (…) Le nivellement, dans l’Europe des femmes, doit se faire par le haut ».

C’est en ces termes que Gisèle Halimi lance pour la 1ère fois, dans la revue Choisir la cause des femmes, l’idée de la clause de l’Européenne la plus favorisée. C’était en 1979, année de la première élection du Parlement européen au suffrage universel.

 


En mai 1980, la Clause est définie de la sorte dans la Charte des femmes d’Europe : « mécanisme qui permettrait à l’Européenne de bénéficier du statut le plus élevé pour les femmes déjà en vigueur dans un pays de la Communauté ». 
 

 

Après une décennie consacrée à d’autres combats (viol, parité…), Gisèle Halimi reprend l’idée en septembre 2006. Des militantes, juristes, avocates… élaborent la Clause en analysant et comparant la situation des femmes dans les 27 pays de l’Union. Ce travail d’analyse: comparée des législations européennes concernant les femmes (51.2% de la population européenne), est un travail énorme ! De cette recherche, cinq thèmes ont émergé. Ils regroupent tous les éléments entrant en jeu dans la vie quotidienne d’une femme tant au niveau de ses choix privés (procréation, famille), son travail, sa participation au pouvoir politique.

 

Ces domaines recensés, une réflexion a été menée afin de déterminer les lois les plus favorables aux femmes. Ainsi a été construit le bouquet législatif. L’analyse et la comparaison de la situation des femmes dans les 27 pays de l’UE constituent la première partie de l’étude de Choisir publiée en mai 2008 aux Editions des femmes sous le titre de La Clause de l’Européenne la plus favorisée.

Comment faire avancer la clause ?
Depuis 2006, Gisèle Halimi multiplie les rencontres afin de diffuser et relayer largement cette idée en Europe. La clause de l’Européenne la plus favorisée est précieuse parce qu’elle permet de prendre conscience des avancées (et des retards…) qui existent dans les 27 pays de l’UE. Elle est porteuse d’espoir pour les femmes issues de pays nouveaux entrants comme pour celles des pays fondateurs de l’Union. Signez la pétition

Parce qu’elle est synonyme de progrès et de solidarité, les FPS soutiennent la clause.
A quelques semaines des élections européennes, nous souhaitons faire découvrir le bouquet législatif au plus grand nombre dénoncer les inégalités et faire prendre conscience des avancées qui existent dans d’autres pays.


En Belgique, ce projet est soutenu également par l’eurodéputée PS Véronique De Keyser, le sénateur PS Philippe Mahoux et la sénatrice PS Olga Zrihen. Dans son programme pour les élections européennes, le PS demande la mise en place de la clause de l’Européenne la plus favorisée, afin de renforcer l’égalité entre les femmes et les hommes et afin que chaque femme d’un des Etats Membres de l’Union puisse invoquer le bénéfice direct d’une législation d’un autre Etat membre qui lui est plus favorable. De l’avenir des femmes peut naître celui de l’Europe !