La parité dans le monde politique
Au lendemain du round électoral du 7 juin 2009, armée de notre grande calculette féministe, prenons le temps de faire les comptes. Où sont les femmes ? Le nombre d’élues a-t-il augmenté ? Qu’en est-il de la présence des femmes au sein des différents exécutifs ?
En Belgique, la parité sur les listes électorales est enfin devenue une obligation et ce, à tous les niveaux de pouvoir (Loi de 2002). Mais cela ne suffit pas à assurer une représentation effective équilibrée. Or, il n'y a pas de démocratie si la politique n'est pas une affaire humaine, c'est à dire gérée par les deux sexes, plutôt qu'une affaire d'hommes.
Pour les dernières élections, les partis étaient obligés de placer une femme parmi les deux premières places de chaque liste. L’effet de ces lois sur la présence des femmes dans les différentes assemblées à l’issue des élections du 7 juin dernier est indéniable.
Au niveau du Parlement wallon, le nombre d’élues est passé de 18,7% en 2004 à 34,7% en 2009, soit +16%. Un député wallon sur 3 est une femme !
L’augmentation du nombre de femmes est manifeste dans toutes les assemblées : 41,1% (+8,8%) de femmes au Parlement flamand, 32% (+8%) au Parlement de la Communauté germanophone, 31,8% (+2,6%) au Parlement européen.
Avec 43,8% de femmes contre 46% en 2004, le Parlement de la région de Bruxelles-Capitale est le seul à enregistrer une légère diminution (-2,2%).
Si la proportion des femmes et des hommes au sein des différents parlements s’est équilibrée, qu’en est-il de la composition des gouvernements ?
Gouvernement fédéral : 22 ministres et secrétaires d’État, dont 4 femmes.
Gouvernement de la Région wallonne : 1 femme sur 8.
Gouvernement de la Région bruxelloise : 2 femmes sur 8.
Gouvernement de la Communauté française : 3 femmes sur 7.
Bref, au total, sur l’ensemble des gouvernements qui gèrent le destin des francophones de ce pays, il y a 10 femmes et 35 hommes. La législature précédente n’était déjà pas très brillante, mais en 2009 on régresse encore. C’est le gouvernement wallon qui renâcle le plus au partage du pouvoir : une seule femme sur 8 ! Seul le gouvernement flamand se montre nettement moins sexiste, puisqu’il compte 4 femmes sur 9 ministres.
Les fps organisent des formations pour les femmes qui veulent s'investir dans la politique ou dans la vie publique ou associative de leur commune. Elles mènent des campagnes pour favoriser le vote en faveur des femmes, soutiennent des propositions de loi visant à instaurer la parité.
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