Réactions à l'actualité
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Une triple peine pour Yasmina ?
16 janvier 2012
Yasmina. C’est un prénom parmi d’autres. Yasmina est l’une des trop nombreuses victimes de violences conjugales dont le travail est menacé. Elle est institutrice et s’est déjà fait tirer dessus à quatre reprises par son mari. Sa présence dans l’école menacerait la sécurité des élèves [1].
Cette mère de deux enfants, risque de perdre son emploi, de devoir retirer ses enfants de l’école et craint pour sa vie. Son cas n’est pas isolé, 74 % des victimes de violences domestiques sont harcelées sur le lieu de travail. De plus, l’auteur de violences sabote souvent le travail de sa victime. Il dérègle le réveil, cache les vêtements, multiplie les visites surprise etc.
Bien souvent, l’employeur ne tolère pas les retards, le manque de concentration, les absences de son employée…parce qu’il ne les comprend pas. Dans ces conditions, il arrive fréquemment que la personne perde son travail alors qu’il lui est plus que jamais, indispensable.
D’après Dominique Plasman, Secrétaire Générales des FPS : « des solutions existent et les responsables du personnel, les employeurs ainsi que les délégués syndicaux ont un rôle très important à jouer ». En effet, ils peuvent détecter les violences, orienter les victimes vers des professionnels de l’aide psycho-sociale, aménager les conditions de travail et prendre des mesures pour assurer la protection de leur employé-e-s victimes de violences (Ex. : changer le lieu de travail de la victime, contacter la personne lorsqu’elle est absente sans motif, transmettre les horaires de la victime à la police,…) [2].
Les violences domestiques ne relèvent pas uniquement de la sphère privée, il est indispensable que chacun-e se sente concerné-e et tente, à sa mesure d’apporter son aide aux personnes en détresse.
[1] Lire article Le Soir 14 et 15 janvier 2012, Page 19
[2] Brochure: "Les violences entre partenaires. Quelles répercussions sur la vie professionnelle? Quelles pistes d’action pour les victimes ?"