28 juillet 2010
Selon certaines sources, la scission du secteur des allocations familiales serait à l’ordre du jour dans les négociations pour un futur gouvernement fédéral.
Les associations signataires, siégeant au comité de gestion de l’ONAFTS, regrettent
profondément que l’on puisse envisager de concocter un montage institutionnel qui aurait pour premier résultat de renforcer les inégalités entre les enfants, déjà bien trop criantes. Dès le premier jour de sa mise en oeuvre, cette réforme entraînera à coup sûr des imbroglios administratifs, des retards de paiement, des malentendus et des contentieux dont les budgets familiaux, et en particulier les plus serrés, seront les premières victimes.
Les familles se moquent bien de la frontière linguistique ! Un parent travaille de ce côté mais habite en face, pour l’autre c’est l’inverse, beaucoup d’entre eux sont séparés et les enfants partagent parfois leur temps entre deux régions, on déménage, on se remarie… comment pourrait-on obtenir de ce doux désordre de la vie qu’il s’aligne sur les prescrits théoriques et abstraits des négociations politiques ?
Les allocations familiales sont une branche de la sécurité sociale, et nous ne pouvons accepter l’idée que leur défédéralisation enfonce un coin dans la solidarité nationale qui reste le ciment indispensable du pays.