21 décembre 2011
Plusieurs grands organes de presse ont ce matin diffusé une information fausse mais très impressionnante pour beaucoup de femmes bénéficiant d’une pension de survie dérivée de la carrière de leur défunt mari. On pouvait lire par exemple : La pension de survie supprimée. 600.000 personnes concernées1. Il y a de quoi frémir…
Les Femmes Prévoyantes Socialistes (FPS) s’élèvent contre ce sensationnalisme, qui renforce à tort le sentiment d’insécurité sociale. En effet, la déclaration de politique générale du gouvernement fédéral ne prévoit rien de tel. Au contraire, les bénéficiaires actuelles d’une pension de survie garderont le même revenu, ainsi que toutes celles qui auront atteint l’âge de 30 ans au 1/1/12. Seules les plus jeunes, qui deviendraient veuves tout en n’ayant pas de droits propres à la sécurité sociale (majoritairement des femmes au foyer, assez peu nombreuses dans cette tranche d’âge), ne doivent donc plus compter sur une future pension de survie.
Nous savons qu’il s’agit incontestablement, à long terme, de faire des économies sur des allocations sociales qui n’étaient couvertes par aucune cotisation. Mais il s’agit aussi d’une prise en compte de l’évolution des rapports sociaux entre les hommes et les femmes, et de la suppression progressive d’un système qui encourageait la dépendance économique des femmes à l’égard de leur mari.
C’est pourquoi, dès le 16 décembre, nous adressions à la presse un communiqué dans lequel, tout en critiquant d’autres éléments de la déclaration gouvernementale, nous nous réjouissions de cette « petite » avancée dans le sens de l’individualisation des droits sociaux. Comme quoi, les prises de positions féministes valent la peine d’être lues…
Pour mieux comprendre les pensions de survie