7 octobre 2011
Le prix Nobel de la Paix 2011 a été attribué ce vendredi matin à trois femmes: Ellen Johnson-Sirleaf, présidente du Liberia et première femme élue à la tête d'un pays africain, Leymah Gbowee, une autre Libérienne, militante pour la paix et responsable du mouvement pacifiste « Women of Liberia Mass Action for Peace » qui rassemble des femmes chrétiennes et musulmanes ; Tawakkol Karman, une Yémenite active dans la défense des droits humains, fondatrice en 2005 du groupe « Femmes journalistes sans chaînes ». Madame Karman est d’ailleurs une des meneuses du mouvement de contestation qui secoue le Yémen depuis plusieurs mois.
En 110 ans, le Prix Nobel de la Paix a peu à peu élargi ses horizons en récompensant des candidat-e-s non occidentaux. Mais il faudra attendre 2004, avec Wangari Muta Maathai, militante politique et écologiste, pour que l’Afrique et plus précisément le Kenya ait son premier Nobel de la Paix.
Les Femmes Prévoyantes Socialistes(FPS) sont particulièrement heureuses et saluent les trois nouvelles lauréates du Prix Nobel de la Paix. Les parcours de ces femmes sont exceptionnels, témoins d’un engagement de tous les jours pour plus d’égalité entre les hommes et les femmes et d’un vivre ensemble respectueux des différences de chacun-es.
Depuis sa création, en 1901, seules douze femmes s'étaient vues décerner le Prix Nobel de la Paix. Les FPS se réjouissent que de nouveaux noms viennent s’ajouter à la liste. Selon Dominique Plasman, Secrétaire générale des FPS : « cette prestigieuse distinction encouragera les jeunes du monde entier, et particulièrement les femmes, à suivre ces exemples en s’engageant dans la lutte pour une société plus juste et plus égalitaire ».