Le déficit du SECAL: l’arbre qui cache la forêt 

30 juin 2011

 

La presse titre aujourd’hui : 200 millions d’euros de pensions alimentaires restent impayés ! En réalité, c’est beaucoup plus que cela que les créancières, des mères à près de 100 %, attendent de voir arriver sur leur compte en banque pour nourrir, habiller,loger et élever leurs enfants. Toutes ne font pas appel au SECAL [1] pour les aider à obtenir leur dû, loin s’en faut ! Le chiffre de 200 millions, que cet organisme tente de récupérer, ne représente donc qu’une partie du problème.

Son ampleur réelle devrait faire l’objet d’études et de recherches : la question n’a plus été investiguée depuis les années 1980, ce qui suffit à démontrer que ces mères qui élèvent seules leurs enfants, et de ce fait sombrent parfois dans la pauvreté sont les oubliées de la société…

 

Depuis longtemps, les FPS et d’autres associations de femmes [2] francophones et flamandes proposent des pistes de solution pour améliorer le fonctionnement du SECAL et lui permettre de traiter vraiment la question des pensions alimentaires impayées dans le pays. Son refinancement n’en est qu’un des aspects; nous revendiquons en particulier que toutes les créancières qui ne reçoivent pas la pension alimentaire de leurs enfants puissent bénéficier d’avances en attendant que le SECAL les récupère auprès des mauvais payeurs.

 

Contact : Françoise Claude – tél : 02/515 04 03 – francoise.claude@mutsoc.be

 

[1] Service des créances alimentaires
[2] Voir le site www.creances-alimentaires.be