17 janvier 2011
La presse (Le Soir du 17/01/2011) se fait l’écho d’une enquête réalisée par l’Institut pour l’égalité des femmes et des hommes, et portant sur la prise par les pères du congé de paternité de 10 jours auquel ils ont droit depuis 2002.
Depuis toujours promotrices de ce congé, les FPS s’inquiètent de constater qu’un homme sur cinq n’a pas pris ces deux (petites) semaines que la société lui offre pour accueillir dignement son enfant ; elles sont pourtant rémunérées au même niveau que le congé de maternité, qui lui est beaucoup plus long. Alors, quelles explications à ce chiffre ? Il est en tout cas suffisamment important pour confirmer que ce congé doit être rendu obligatoire, comme le sont les huit semaines du repos post-natal. D’autant plus que la grande majorité des pères qui ont bénéficié de leur congé ont comme un goût de trop peu : en moyenne ils situent à 22 jours la durée du congé idéal. Un mois de disponibilité pour un évènement aussi important que la naissance d’un enfant, c’est en effet un minimum !
D’autres résultats de l’enquête sont interpellants, et en particulier le fossé qui se creuse entre les travailleurs selon leur niveau professionnel : seulement 67% des ouvriers non qualifiés l’ont pris, contre 91% des cadres. Ce chiffre mériterait lui aussi de trouver des explications, grâce auxquelles la promotion du congé auprès des catégories sociales les moins scolarisées pourrait être mieux orientée.
Car l’égalité des femmes et des hommes sur le marché du travail passe et passera toujours par une égalité dans la famille. On est encore bien loin de l’une comme de l’autre…
Pour construire le lien père-enfant dès le plus jeune âge, pour initier les hommes aux responsabilités et aux joies de l’éducation, pour mieux partager les tâches familiales, le congé de paternité est un instrument précieux. En ce début d’année, formons le voeu que ces résultats d’enquête soient le levier pour les améliorations qui s’imposent. Plus d'infos sur les congés des papas et des mamans.