Par Julia Laot
Une définition officielle, adoptée le mercredi 8 février 2006 par les ministres fédéraux, communautaires et régionaux de Belgique, décrit les violences entre partenaires comme suit :
« Les violences dans les relations intimes sont un ensemble de comportements, d'actes, d'attitudes de l’un des partenaires ou expartenaires qui visent à contrôler et dominer l'autre. Elles comprennent les agressions, les menaces ou les contraintes verbales, physiques, sexuelles, économiques, répétées ou amenées à se répéter portant atteinte à l’intégrité de l’autre et même à son intégration socioprofessionnelle. Ces violences affectent non seulement la victime, mais également les autres membres de la famille, parmi lesquels les enfants. Elles constituent une forme de violence intrafamiliale. Il apparaît que dans la grande majorité, les auteurs de ces violences sont des hommes et les victimes, des femmes. Les violences dans les relations intimes sont la manifestation, dans la sphère privée, des relations de pouvoir inégal entre les femmes et les hommes encore à l’oeuvre dans notre société. »
Comme le précise la dernière partie de cette définition, les violences entre partenaires sont majoritairement vécues par des femmes, dans des sociétés permettant encore une domination des hommes. En Belgique, on pourrait citer de nombreux exemples qui montrent que l’égalité n’est pas encore acquise. Cela explique en partie pourquoi les violences entre partenaires persistent et restent majoritairement subies par des femmes.
Toutefois, en Belgique, les lois interdisent les violences ainsi que les discriminations; des mesures sont prises pour protéger les victimes. Même si le système n’est pas encore abouti et idéal, on peut tout de même se réjouir d’aller dans le bon sens. Ce n’est pas le cas d’autres pays qui continuent à permettre l’oppression des femmes, sous différentes formes: soit en ne légiférant pas, soit en fermant les yeux. Si le fait d’être femme est parfois suffisant pour être soumise à l’autorité d’un homme, mineure toute sa vie, et niée dans ses droits fondamentaux, le fait d’être femme peut aussi être retenu comme motif de persécution et donc donner lieu à des mesures de protection, comme le statut de réfugié.
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