Soins de santé 
  • Pour que les soins de santé soient adaptés aux spécificités des hommes et des femmes
    Cet aspect des choses n’est pas suffisamment – pour ne pas dire pas du tout – pris en compte dans les actions de prévention et de récolte des données.

  • Les services d’aide et de soins à domicile doivent être renforcés et accessibles à tous, proportionnellement aux revenus.

  • Dans le secteur des maisons de repos, en pleine expansion, le service public doit prendre une plus large place et les prix du secteur privé doivent être encadrés.

  • Vaccin contre le cancer du col de l’utérus : Nous préconisons la mise en place d’un dépistage par frottis organisé tous les trois ans et l’organisation de campagnes d’informations sur l’importance du frottis de dépistage. 
    Le développement récent du vaccin (HPV) ne doit pas faire oublier l’importance du dépistage.

  • Cancer du sein : La communication autour de l’importance du dépistage et de la gratuité du mammotest doit être intensifiée.
    En Belgique, toutes les femmes de 50 à 69 ans peuvent bénéficier d’un dépistage gratuit du cancer du sein tous les deux ans (mammotest). Malgré cela 30% des femmes de cette tranche d’âge ne se sont soumises à aucune forme de dépistage du cancer du sein durant les six dernières années. Les campagnes d’information doivent accorder une attention particulière aux femmes âgées et socialement défavorisées.

  • Les centres de santé mentale doivent être multipliés.
    Les inégalités sociales dont sont victimes les femmes leur font payer un lourd tribut en termes de santé mentale. Les différents moyens mis en œuvre doivent prendre en compte l’origine souvent exogène de leurs difficultés. Il faut adapter les interventions et structures d’accueil aux responsabilités – entre autres familiales – qu’elles ont à assumer.

  • Pour le droit au bien-être.
    Si les femmes vivent plus longtemps que les hommes, leur qualité de vie n'est par pour autant meilleure. Elles consomment 20% de médicaments et 70% de psychotropes en plus que les hommes.
    Ce sont dans les classes sociales défavorisées que la consommation est la plus grande. Les chômeurs-euses consomment 57% de psychotropes en plus que la moyenne de la population.

    Lire aussi les revendications des usagers des soins de santé