Nos 10 priorités en matière d'égalité homme-femme 

Nous resterons vigilantes pour que ces 10 recommandations soient mises en œuvre.

  • Dimension du genre dans l’ensemble des politiques fédérales
    Pour l'application concrète (via des Arrêtés) de la loi du 12 janvier 2007

  • Individualisation des droits 
    . L’individualisation des droits sociaux (y compris de l’aide sociale).
    . Pour le calcul des pensions, nous revendiquons la fin des droits dérivés non contributifs.
    .
    La fin du quotient conjugal : c'est-à-dire la suppression des mesures fiscales qui poussent les personnes mariées et les cohabitants légaux dans des situations de dépendance (car elles encouragent un des conjoints à rester à la maison)
    . Le décumul complet des revenus des époux, ainsi que des déclarations séparées et une quotité exemptée pour chaque époux identique à celle des célibataires.
    . L’égalité fiscale des parents. Ce processus doit être progressif en commençant par les jeunes générations, sans porter atteinte aux droits acquis.

  • Emploi
    . Les mesures pouvant mener à l’égalité salariale sont connues, nous exigeons leur mise en œuvre.
    . Le travail à temps partiel doit être découragé auprès des employeurs, entre autre en assimilant les heures complémentaires à des heures supplémentaires.
    . Il doit être mis fin aux discriminations des travailleurs à temps partiel en matière de sécurité sociale (chômage, pension).

  • Pensions alimentaires
    . La suppression du plafond de revenus minimum permettant de bénéficier des avances sur pension alimentaire octroyées par le Service des Créances Alimentaires (Secal).
    . La création à terme d’un organisme indépendant qui relait les décisions de justice et s’occupe directement du transfert des pensions vers les bénéficiaires.

  • Contraception
    La prise en charge par l’INAMI du remboursement de la contraception, y compris de la contraception d'urgence, pour toutes les femmes (donc un élargissement de la Mesure Demotte qui ne s’adresse qu’aux moins de 21 ans).

  • Lutte contre les violences
    . La ratification de la Convention du Conseil de l'Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l'égard des femmes et la violence domestique (STCE no. 210)  et la transposition de cette convention dans le droit belge.
    . La mise en place de structures d’accueil pour les auteurs de violences   et un meilleur subventionnement des structures d’accompagnement et de thérapie (sous mandat judiciaire ou volontaire).
    . L’intégration, dans la formation de base et la formation continuée des professionnels (médecins, magistrats, policiers…), du dépistage systématique et proactif des violences entre partenaires. La question des enfants exposés devra aussi être prise en compte.

  • Institut pour l’Egalité des Femmes et des Hommes
    La garantie que l'institut reste un organe indépendant, avec un budget suffisant. L’égalité femme-homme est un enjeu transversal et qui concerne l’ensemble de la population, il ne doit donc pas être dilué dans le Centre pour l’égalité des chances et la lutte contre le racisme.

  • Lutte contre le sexisme
    . La mise en place d’une loi spécifique contre le sexisme à l’instar de la loi du 30 juillet 1981 contre le racisme et la xénophobie.
    . La mise sur pied d’un organisme de contrôle de la publicité, indépendant et financé par les pouvoirs publics, permettant de lutter contre l’hypersexualisation de la société et les images stéréotypées des deux sexes.

  • Dimension genrée
    La prise en compte du genre lors de la création du nouvel « Institut pour garantir des réponses concertées aux grands défis en soins de santé »
    (prévu au point 3.2 de l’accord institutionnel pour la 6ème réforme de l’Etat).

  • Congé de naissance obligatoire
    pour le père (ou la compagne de la mère), d’une durée d’un mois, avec une rémunération identique à celle du congé de maternité.