Lutte contre les violences
- Les maisons d’accueil pour femmes victimes de violence et les structures destinées aux hommes violents doivent être plus nombreuses et mieux financées.
L’accueil offert aux femmes doit être organisé comme un véritable accueil d’urgence.
- Les intervenants de première ligne (médecins, policiers,…) susceptibles d’avoir à accueillir des femmes battues ou violées ou leurs agresseurs doivent être formés à cet effet.
Les victimes de violences conjugales ont besoin, pour se reconstruire, qu'on reconnaisse et condamne les actes dont elles ont été victimes. Les magistrats ne sont pas suffisamment sensibilisés à cette thématique et n'assurent donc pas forcément le suivi systématique des dossiers, tel que recommandé par la circulaire COL 4 (circulaire Tolérance zéro). Cette sensibilisation doit donc être rapidement mise en place, aussi bien lors de la formation de base des magistrats que dans leur formation continue.
- La coordination des différents types de services confrontés à la problématique de la violence entre partenaires doit être soutenue, de manière à ne pas multiplier pour les femmes les lieux et les intervenants.
Cela afin d’éviter une double victimisation et un renforcement du sentiment de culpabilité.
- Une personne de référence doit être désignée et formée au sein des hôpitaux.
Celle-ci assurera l’accueil et la réorientation des victimes, sera une personne ressource pour ses collègues et offrira un lieu discret de collationnement et de conservation des dossiers que les femmes doivent constituer afin de préserver leurs droits.
Les priorités FPS en matière de lutte contre les violences entre partenaires (2010)