Emploi, logement & mobilité 

Emploi

  • L'égalité dans le monde du travail, une juste répartition des responsabilités, des emplois et des rémunérations.
    Les écoles de promotion sociale développent des formations permettant aux femmes de se requalifier, de définir leur projet professionnel et de se réinsérer. Elles accordent une attention particulière à la création d'emplois visant à rencontrer de nouveaux besoins.
    Une meilleure prise en compte des obligations de genre qui handicapent les femmes sur le marché du travail !

  • Sensibiliser les jeunes et les adultes aux problèmes liés aux stéréotypes dans le choix d'une profession.


    Femmes et temps partiel :
  • Limiter plus strictement le nombre d’« heures complémentaires » autorisées.
    Moins rémunérées que les heures supplémentaires et réservées aux travailleurs à temps partiel (donc très majoritairement aux femmes), ces heures expliquent en partie le fossé de revenus entre les hommes et les femmes.

  • Réformer en profondeur la couverture sociale (chômage, pension…) des travailleurs à temps partiel.
    La Sécurité sociale est basée sur le modèle du travailleur à temps plein, un modèle dans lequel les travailleurs à temps partiel sont forcément discriminés. Ils deviennent des travailleurs « atypiques ».

  • Réexaminer les mesures susceptibles de rendre, aux yeux des employeurs, les emplois à temps partiel plus attractifs que les emplois à temps plein.
    Freiner la politique de dérogations concernant la durée minimale du contrat de travail.
    Des dérogations sont de plus en plus souvent accordées, ou même institutionnalisées dans la loi elle-même, comme pour les titres-services. Travailler moins d’un tiers temps se révèle catastrophique non seulement pour le revenu des travailleurs, mais également pour leurs droits à la Sécurité sociale qui s’en retrouvent fortement diminués ou même supprimés !

  • Renforcer l’inspection du travail et faire une priorité de sa mission à l’égard du temps partiel.

 

Logement

  • Augmentation du nombre d’Agences immobilières sociales (AIS), qui offrent des services considérables tant aux locataires qu’aux propriétaires.
    La revendication qui recueille le plus de suffrages auprès des personnes ayant participé à l’action « Futur prévoyant et social » concerne l’augmentation du parc de logements sociaux, ainsi qu’une plus grande transparence dans l’attribution de ceux-ci et dans la gestion des listes d’attente.
    Le nombre de logements du secteur public doit être revu à la hausse, avec un financement pour tout ou partie régional.

  • La plus grande vigilance doit être de mise dans la surveillance du respect des lois et décrets anti-discrimination.
    Le public concerné doit être informé de ses droits. Nous pensons en particulier aux femmes seules avec enfants, qui font l’objet de la méfiance de nombreux bailleurs et éprouvent souvent de grandes difficultés à se loger.

  • En ce qui concerne l’accession à la propriété, les deux Fonds du Logement sont des outils précieux. Ils doivent être mieux financés.
    Les critères d’accès à leurs services doivent être adaptés à la nouvelle réalité des familles (en particulier en Wallonie). 

 

 Mobilité

  • Un état des lieux des besoins de la population et de l’offre doit être réalisé.
    Les femmes disposent moins souvent d’une voiture que les hommes, c'est pour elles que la qualité et la quantité de l’offre de transports en commun est le plus cruciale.

  • Les besoins de déplacement des personnes handicapées doivent eux aussi être rencontrés.
    Seul un véritable service public peut satisfaire ces besoins de base.