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La consultation de nourrissons

Par un bel après-midi de printemps, après deux heures de route en venant de la capitale, je débarque au cœur de la magnifique région de Viroinval. C’est dans l’ancienne gare de Treignes, que nos bénévoles du comité des FPS de la région accueillent une fois par mois une quinzaine d’enfants. Elles font partie de la plate-forme « consultation de nourrissons » mise en place ici il y a  environ trente ans. La plate-forme qui est composée des FPS, de Vie féminine et de l’ONE (Office national de l’Enfance) se réuni régulièrement et fonctionne grâce notamment à un subside de la commune.

J’entre dans cette ancienne gare, reconvertie en musée du chemin de fer, les cris d’enfants résonnent dans la salle des pas-perdus, bercée de la lumière douce du soleil. Là, comme tous les premiers jeudis du mois, Chantal, Maggy et Joëlle reçoivent les mamans, mais aussi de plus en plus les papas, accompagnant leur bébé à la consultation.

« Nous, on ne fait que peser le bébé et noter leur poids dans le carnet de naissance. Ensuite le médecin et l’infirmière de l’ONE prennent en charge le bébé pour une consultation plus approfondie ou pour effectuer les vaccins. Les parents viennent de Treignes et des villages alentours (Olloy, Nismes,…). »

 

D’autres activités pour les jeunes enfants sont également animées par les FPS comme le coin lecture, l’initiation musicale et, depuis peu, le massage pour bébé.

Le comité de Viroinval est aussi à l’origine de différents services tels que la crèche, l’accueil extrascolaire et le service baby-sitting. L’objectif ? Proposer des solutions aux femmes qui permettent d’améliorer leurs conditions de vie. En effet, dans cette région très rurale, le rôle de la plate-forme de proximité est primordial. Elle permet aux parents n’ont pas toujours la possibilité de se déplacer avec leur(s) enfant(s) d’avoir accès à des services de qualités mais également de maintenir un lien social.

Joëlle, bénévole du comité, à quitté Bruxelles pour venir vivre dans la région lors de sa retraite. Elle m’explique les raisons de son engagement : « A l’origine, les FPS voulaient aider les mamans car il n’existait rien pour elles et leur bébé. J’ai répondu à une annonce parue dans le « toute-boîte » de la région. Je voulais bien occuper mes journées et c’est comme ça que je suis devenue membre des FPS. »

Chantal, quant à elle, est aux FPS depuis une dizaine d’année et elle a participé à d’autres activités du mouvement, notamment un atelier d’écriture sur l’image des femmes dans la société. « C’était une très chouette expérience, à l’époque, nous avions été au centre pour  réfugiés de Florennes pour rencontrer des femmes d’origines diverses. »

Ce jeudi, bien à l’avance,  Joëlle et Chantal ont distribué aux mamans leur cadeau pour la fête des mères dans une atmosphère détendue et conviviale. Mais il est déjà temps pour moi de repartir, à contrecœur, je quitte les militantes et cette région de la province de Namur qui m’était encore inconnue et, dans laquelle, c’est certain, je reviendrai.