Marche Mondiale des femmes à Istanbul 

Jîn, jîjan, azadî

 

Le 30 juin dernier, sous les slogans « jîn, jîjan, azadî » qui signifie femmes, paix et rté en turc. Plus de 500 femmes de 23 pays ont participé au forum et aux débats de la 3ème édition de la Marche Mondiale des Femmes 2010 (MMF) qui a eu lieu à Istanbul. Cette journée était principalement centrée sur l’histoire du mouvement des femmes turques et kurdes et la situation des femmes en Europe, notamment en Grèce et en Pologne. Les participantes se sont, dans un premier temps, partagées en plusieurs ateliers où des thèmes aussi divers que passionnants ont été abordés : la résistance des femmes pendant des grèves de travailleuses en Turquie, le droit des peuples à décider de leur sort, etc. En fin d’après-midi, pour la séance plénière, l’ensemble des participantes a exprimé sa solidarité avec les femmes kurdes, chypriotes, palestiniennes et irakiennes.

 

Les différents groupes ont ensuite quitté le campus universitaire en marchant jusque la place Taksim, centre moderne d’Istanbul, pour rejoindre d’autres femmes également venues manifester. Le cortège de plus de 5000 personnes s’est ensuite dirigé vers la place Galatasaray, point historique de la résistance des « Mères du samedi ».

 

C’est aussi pour soutenir cette cause que Paulette,  Nicole, Marie, Laurence, Danièle, Noëlla, Christine, Anne, Samira et Céline, nos collègues de la régionale Tournai-Ath-Mouscron, accompagnées des femmes des comités de Stambruges et de Mouscron ainsi que des militantes du Conseil d’administration, ont fait le déplacement jusque Istanbul !

 

 

Céline, animatrice régionale FPS de Tournai-Ath-Mouscron, nous livre ses impressions
« C’est vraiment motivant pour les militantes, et pour nous animatrices, de quitter le terrain local pour une rencontre internationale. Entendre ce que vivent d’autres femmes dans d’autres pays, c’est prendre conscience que les droits des femmes ne sont pas acquis partout de la même manière et qu’il y a encore beaucoup de combats à mener. C’est surtout en cela que les débats et ateliers ont été enrichissants. Le temps fort a bien sûr été la marche dans les rues d’Istanbul. Toutes ces femmes (et quelques hommes), criant des slogans, portant des banderoles ont pu donner une visibilité à leurs revendications. Un grand moment de solidarité où l’on sentait, chez chacun-e, un vrai bonheur d’être là ! ».