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Analyse 2018 – Le squat, une solution à la crise du logement ?

Analyse réalisée par Lola d’Estienne d’Orves

Entre 15 000 et 30 000. Voilà le nombre de bâtiments vides à Bruxelles. En Wallonie, c’est entre 15 000 et 20 000 logements qui sont inoccupés. Discrètes, ces habitations inutilisées témoignent d’un paradoxe à l’heure où la crise du logement s’étend dans les rues de la capitale. Quand certain-e-s n’y voient qu’un problème déroutant, d’autres perçoivent dans ces logements vides de nombreuses opportunités pour lutter justement contre le mal-logement. Occupation temporaire, bataille contre le droit de propriété ou pirates de l’urbanisme sont autant de termes et expressions qui font partie du vocabulaire des squatteurs/euses. Souvent vaguement décrits, pas toujours connus, quelques précisions s’imposent au sujet de la rumeur des occupations.

Cela est d’autant plus nécessaire depuis la loi anti-squat du 5 octobre 2017. Comme l’explique François Halleux, l’un des fondateurs et responsables de l’ASBL Bruxelles Initiatives (BXI), « dans la loi belge, avant le 5 octobre, ce n’était pas interdit de faire un squat. Ce n’était écrit nulle part dans la loi qu’on n’avait pas le droit d’entrer dans un bâtiment vide. Si la police arrivait et nous demandait de sortir, on avait le droit de refuser. Donc, techniquement, on avait le droit de le faire. Jusqu’à ce qu’une famille de Roumains squatte une maison d’une famille flamande qui était partie en vacances[1]. Ça a soulevé le pays. Le ministre de la Justice a enfin eu le plein pouvoir pour mettre en place une loi anti-squat. Aujourd’hui, toute personne qui squatte un bâtiment sans l’accord d’un propriétaire est dans l’illégalité ».

Mais quels sont les enjeux du squat aujourd’hui ? L’occupation temporaire est-elle une alternative ? Quels messages politiques portent les squatteurs et les squatteuses ? En croisant les expériences et les expertises, nous tenterons de répondre à ces questions.

[1] Cette famille occupait en réalité la maison car elle était victime d’un marchand du sommeil, le problème se trouvait donc ailleurs. Plus d’infos http://www.bxlbondyblog.be/loi-anti-squat-un-missile-pour-tuer-une-mouche/

Lire l’analyse complète publiée en juin 2018 : Analyse2018-squats

Par |2018-08-28T13:56:48+00:0026 juin 2018|2018, 2018, Citoyenneté, Citoyenneté|0 commentaire

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