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Analyse 2017 – Le slutshaming : un mécanisme d’oppression au-delà de l’insulte

Analyse réalisée par Laudine Lahaye

Le slutshaming : faire honte aux femmes à propos de leur sexualité

« T’as vu comment t’es habillée aujourd’hui ? Y avait pas assez de tissu pour finir ta robe ? »
« Pourquoi elle se maquille tous les jours ? Elle est mère au foyer, pas esthéticienne »
« Tu couches dès le premier soir ?! Tu ne trouves pas que ça fait un peu fille facile ? »

Ces trois phrases illustrent le phénomène du slutshaming. Ces remarques ont pour but d’humilier, de faire honte (« shaming » en anglais) aux femmes dont le comportement serait soi-disant celui d’une « salope » (« slut »). Ce terme a été popularisé par les féministes américaines et canadiennes pour dénoncer l’intimidation physique ou morale faite aux femmes dont le comportement sexuel serait jugé « hors-norme ». Le slutshaming se base sur l’idée que le sexe serait dégradant pour les femmes, d’où la volonté de faire culpabiliser celles qui manifestent, de près ou de loin, une vie sexuelle active.

Il est pratiqué tant par les hommes que par les femmes et peut intervenir dans l’espace public comme privé. Combien de mères ont déjà suggéré à leur fille de mettre une jupe plus longue pour ne pas paraître vulgaire ? Combien de fois a-t-on déjà dit aux femmes que c’est à l’homme de faire « le premier pas » car elles ne doivent pas avoir l’air trop entreprenantes ? Au fond, qui n’a jamais regardé d’un mauvais oeil cette fille qui drague ouvertement les mecs en soirée ?

Lire l’analyse complète publiée en décembre 2017 : Analyse 2017-Slutshaming

By | 2017-12-12T10:19:25+00:00 12 décembre 2017|2017, 2017, Egalité, Egalité, Etudes et analyses, Publications|0 Comments

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